Fiche · Santé
La Mutuelle Communale : 50 344 contacts et 114 214 documents revendiqués par Blackhatsect0r, avec numéros de Sécurité sociale et RIB
Révélée le 27 octobre 2026, la fuite revendiquée contre La Mutuelle Communale porte sur 50 344 contacts et 114 214 PDF, sans confirmation publique de la mutuelle.
- Révélée
- Révision
- Originale
- Sources
- 2
- Volume
- Non chiffré
- Données
- 7 catégories
- Pays
- France
- Organisation
- La Mutuelle Communale (dispositif de complémentaire santé communale, associé à l'association Mut'Com)
- Chronologie
- Le 26 octobre 2026, le groupe Blackhatsect0r publie la revendication, qui vise les environnements liés à lamutuellecommunale.com et crmlmc.fr. Le 27 octobre 2026, Cyberattaque.org publie son analyse d'échantillons. Le 28 octobre 2026, selon FrenchBreaches (mise à jour rapportée par Le Monde Informatique le 29 octobre), la mutuelle aurait mis hors service l'outil concerné, déposé plainte et informé la CNIL. La date de l'intrusion et celle de l'extraction ne sont pas établies : les échantillons contiennent des enregistrements datés de 2021 à 2026. Aucune communication publique de la mutuelle n'a été trouvée au 4 novembre 2026
- Ampleur
- Aucun nombre de personnes n'est retenu. Les attaquants revendiquent 50 344 contacts de CRM, 114 214 PDF répartis dans 9 570 dossiers individuels et 3 780 466 lignes issues de 314 tables SQL ; ces volumes comptent des fiches, des devis et des fichiers qui se recoupent, et ni la mutuelle ni aucune autorité n'a publié de nombre d'adhérents ou de personnes concernées
- Vecteur
- Non établi. Les attaquants parlent de bases extraites d'environnements liés à deux domaines, d'un CRM, d'un export Metabase, d'une base d'envoi Mailjet et d'un stockage de documents ; Cyberattaque.org évoque comme simples hypothèses un compte à droits étendus, une vulnérabilité applicative ou une sauvegarde, et indique qu'aucun élément ne permet d'identifier le point d'entrée ni un prestataire. La présence d'un export Metabase dans la revendication ne suffit pas à rattacher l'incident à la faille Metabase CVE-2026-72898, aucune source consultée n'établissant ce lien. Aucune source consultée ne rattache cet incident à une autre revendication, et un pseudonyme d'attaquant ne suffit pas à établir un lien technique
- Données exposées
-
- Identité, date de naissance, adresse postale, téléphone et courriel (fichier de contacts)
- Numéros de Sécurité sociale (30 056 revendiqués, 24 335 distincts selon les attaquants)
- Coordonnées bancaires : IBAN (17 812 revendiqués, 12 153 distincts), RIB et mandats SEPA avec signatures
- Attestations de droits à l'Assurance maladie, dont une mention d'affection de longue durée relevée par Cyberattaque.org
- Devis et bulletins d'adhésion de complémentaire santé, courriers de résiliation, justificatifs de retraite et de revenus
- Notes internes de conseillers (527 970 revendiquées) et lignes de commissions d'agences et de courtiers (388 998 revendiquées)
- 123 comptes de CRM avec empreintes de mots de passe bcrypt, 74 comptes d'un outil d'analyse Metabase (selon les attaquants)
- Aucune confirmation officielle de ce périmètre par la mutuelle
Sources · 2
Le 26 octobre 2026, le groupe Blackhatsect0r a publié la revendication d’une extraction de données visant La Mutuelle Communale, un dispositif de complémentaire santé que Cyberattaque.org décrit comme développé depuis 2014 par l’association Mut’Com avec plusieurs centaines de communes. Cyberattaque.org a révélé l’affaire le 27 octobre et Le Monde Informatique l’a reprise le 29, en s’appuyant sur le même article et sur une mise à jour de FrenchBreaches : deux médias qui relaient l’un l’autre ne valent ici qu’une seule source d’analyse. Les attaquants citent des environnements liés aux domaines lamutuellecommunale.com et crmlmc.fr, et proposeraient l’ensemble pour 10 000 euros en cryptomonnaie. Le siège et le statut juridique exacts de la structure n’ont pas pu être établis à partir des sources consultées, qui distinguent le dispositif, l’association Mut’Com, les assureurs partenaires et les communes sans dire lequel de ces acteurs exploite les systèmes visés.
Les volumes cités viennent uniquement de la revendication : 50 344 contacts dans un CRM, 114 214 PDF pesant 46,6 Go et répartis dans 9 570 dossiers individuels, 71 830 devis, 3 780 466 lignes dans 314 tables SQL, ainsi que 30 056 numéros de Sécurité sociale (24 335 distincts) et 17 812 IBAN (12 153 distincts). Ces catégories se recoupent et ne s’additionnent pas, et un nombre de fiches n’est pas un nombre de personnes, de sorte qu’aucun chiffre de victimes n’est retenu. Le titre de Cyberattaque.org parle de 50 000 adhérents, alors que le corps de l’article parle de contacts de CRM, qui peuvent inclure des prospects ayant demandé un devis. Cyberattaque.org dit avoir examiné cinq extraits de 1 000 enregistrements et plusieurs PDF, sans avoir pu vérifier que les attaquants détiennent l’ensemble des 46,6 Go, et les documents les plus anciens datent de 2021 et 2022 tandis que des devis et des notes portent des dates de 2026.
Selon Cyberattaque.org, les échantillons contiennent des identités, des dates de naissance (y compris de personnes mineures), des adresses, des numéros de Sécurité sociale, des mandats SEPA, des RIB, des bulletins d’adhésion et des attestations de droits à l’Assurance maladie, dont l’une mentionne une prise en charge pour affection de longue durée. La revendication ajoute 123 comptes de CRM protégés par des empreintes bcrypt, un export Metabase de 74 comptes dont 13 super-administrateurs, des contacts Mailjet et près de 389 000 lignes de commissions avec des coordonnées bancaires d’intermédiaires, sans qu’il soit démontré que ces accès soient encore utilisables. Le rapprochement du numéro de Sécurité sociale, de l’IBAN et d’un contrat de santé dans un même dossier permet des usurpations d’identité, des fraudes documentaires et des appels de faux conseillers de mutuelle citant des informations exactes. Pour cette raison la gravité est retenue à « critique », sur la base d’extraits examinés par un seul média.
Au 27 octobre, Cyberattaque.org n’avait relevé aucune communication de la mutuelle, et Le Monde Informatique indique qu’elle n’a pas confirmé publiquement le piratage. Le même article rapporte une mise à jour de FrenchBreaches datée du 28 octobre, selon laquelle la mutuelle a mis hors service l’outil concerné, déposé plainte et informé la CNIL, et prévoirait de prévenir les personnes concernées par courriel ou par courrier. Cette information de seconde main n’a pas pu être vérifiée auprès de FrenchBreaches ni d’un communiqué de la mutuelle, ce qui motive le maintien du statut « alléguée » tant que l’organisme n’a pas notifié l’incident ou publié de déclaration.
Les adhérents et demandeurs de devis de La Mutuelle Communale peuvent s’attendre à des courriels, SMS ou appels prétendant venir de leur mutuelle, de l’Assurance maladie ou de leur banque, et ne devraient communiquer ni code, ni pièce justificative, ni nouvelles coordonnées bancaires à la suite d’un tel contact, en rappelant eux-mêmes un numéro officiel. Il est utile de surveiller les prélèvements SEPA et, en cas de prélèvement inconnu, de le contester auprès de sa banque. Les courriels suspects se signalent à Signal Spam, les SMS et appels frauduleux au 33700, et cybermalveillance.gouv.fr propose une assistance en cas de fraude avérée.