Lexique · Sécurité des données
DNS
Domain Name System, ou système de noms de domaine : annuaire distribué qui associe un nom de domaine à des informations techniques publiées sous forme d'enregistrements (adresse IP, serveur de messagerie, alias, texte). Ces enregistrements étant publics, ils renseignent aussi sur l'infrastructure et les services d'une organisation.
Ce que ça change pour une organisation
La RFC 1034, publiée en novembre 1987, pose l’objectif du DNS : un espace de noms cohérent pour désigner des ressources. Chaque nom de domaine identifie un nœud auquel est associé un ensemble d’enregistrements, de types variés : l’enregistrement A renvoie une adresse IP, l’enregistrement CNAME désigne le nom canonique d’un alias, l’enregistrement MX indique un serveur chargé de recevoir le courrier du domaine, avec une valeur de préférence. Ces enregistrements sont par nature publiés pour être lus par tous, et MITRE ATT&CK recense d’ailleurs le DNS et le DNS passif parmi les bases techniques ouvertes que les attaquants interrogent pour préparer leur ciblage.
La conséquence pratique est qu’une organisation publie, sans le vouloir, une partie de son architecture. La documentation de Microsoft 365 montre par exemple qu’un domaine qui utilise cette messagerie doit publier un enregistrement MX et, selon les recommandations de l’éditeur, un CNAME de découverte automatique et un enregistrement TXT de type SPF contenant la valeur include:spf.protection.outlook.com, ce qui indique à quiconque lit la zone le fournisseur retenu. Faire l’inventaire de sa zone DNS, retirer les entrées obsolètes et les sous-domaines abandonnés permet de réduire ce que l’on expose.
Exemple
Exemple générique : un analyste interroge les enregistrements TXT du domaine entreprise-exemple.fr et y lit v=spf1 include:spf.protection.outlook.com -all. Il en déduit que sa messagerie passe par Microsoft 365, une information utile pour construire un message d’hameçonnage crédible.
À ne pas confondre avec
- Le WHOIS : annuaire d’enregistrement qui renseigne sur le titulaire d’un nom de domaine et ses contacts, alors que le DNS indique les ressources vers lesquelles ce nom pointe.
- Un nom de domaine : l’identifiant lui-même (par exemple
entreprise-exemple.fr), que le DNS associe à des enregistrements techniques.
Employé dans
4 articles- 068 Sources OSINT : cartographie complète des données exploitables en source ouverte 04 Sécurité · 10 min
- 067 Outils OSINT : méthodes et frameworks pour le renseignement en source ouverte 04 Sécurité · 8 min
- 066 OSINT : fondamentaux du renseignement en source ouverte pour les entreprises 04 Sécurité · 8 min
- 065 OSINT défensif : auditer et réduire l'exposition numérique de votre entreprise 04 Sécurité · 10 min