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Centrale Canine : 1,48 million de fiches de chiens du LOF revendiquées avec des e-mails d'éleveurs, un mois après une première exposition
Le 17 octobre 2026, un pirate revendique 1,48 million de fiches de chiens LOF avec e-mails d'éleveurs, un mois après une première exposition de la Centrale Canine.
- Révélée
- Révision
- Originale
- Sources
- 3
- Volume
- Non chiffré
- Données
- 5 catégories
- Pays
- France
- Organisation
- Société centrale canine (organisme tenant le Livre des origines français, LOF)
- Chronologie
- Le 15 septembre 2026, Cyberattaque.org relève une première publication par ChimeraZ de données présentées comme issues de centrale-canine.fr (revendication de 122 147 personnes). Le 17 octobre 2026, le même pseudonyme met en vente 1 484 442 lignes, dont l'échantillon couvre des chiens nés entre 1980 et septembre 2021. Le 20 octobre 2026, la Centrale Canine publie un communiqué sur un « incident de sécurité informatique », rapporté par ICI le 23 octobre (seule source, le communiqué n'ayant pu être retrouvé sur le site de l'organisme, inaccessible lors de la vérification). La date de l'accès aux données, la méthode et une éventuelle notification à la CNIL ne sont pas établies
- Ampleur
- Aucun nombre de personnes n'est établi. Les 1 484 442 lignes revendiquées sont essentiellement des fiches de chiens, chaque éleveur pouvant figurer sur plusieurs d'entre elles (607 adresses distinctes pour 1 000 lignes dans l'échantillon examiné par Cyberattaque.org). Le pirate annonce 39 893 adresses e-mail et ICI rapporte que la Centrale Canine évoque environ 40 000 adresses d'éleveurs exposées. Pour la première exposition de septembre, les 122 147 personnes sont également un chiffre du pirate. Aucun chiffre de personnes n'est donc retenu
- Vecteur
- Non établi. Aucun élément fourni par le pirate ne démontre une intrusion dans les serveurs de la Centrale Canine. Dans son article d'octobre, Cyberattaque.org rappelle que la Centrale Canine affirmait en septembre que ses systèmes n'avaient pas été piratés et que les données avaient été récupérées par scraping d'un point d'accès public (source unique, l'article de septembre ne contenant aucune réponse de l'organisation et ne retenant aucune origine). Cyberattaque.org juge la structure de l'échantillon d'octobre compatible avec les informations de LOF Select, l'outil public de recherche de la Centrale Canine, et qualifie un scraping massif d'hypothèse crédible. Un même pseudonyme sur trois organismes d'animaux de compagnie (I-CAD, LOOF, Centrale Canine) ne constitue pas un lien technique, et aucune source consultée ne rattache cet incident à une campagne connue
- Données exposées
-
- Fiches de chiens du LOF : nom, race, sexe, date de naissance, numéro de puce électronique ou tatouage
- Nom de l'éleveur et affixe d'élevage (selon l'échantillon examiné par Cyberattaque.org)
- Adresses e-mail d'éleveurs (environ 40 000 selon le pirate comme selon le compte rendu du communiqué de la Centrale Canine)
- Pour la première exposition de septembre, selon la revendication : coordonnées postales et téléphoniques de personnes, participations à des expositions
- Ni mot de passe ni donnée bancaire parmi les champs de l'échantillon examiné par Cyberattaque.org
Sources · 3
- [1] Centrale Canine : 1,48 million de chiens avec puces et emails d'éleveurs en fuite (Cyberattaque.org)
- [2] Centrale Canine : une cyberattaque expose les données de plus de 122 000 personnes (Cyberattaque.org)
- [3] Après plusieurs cyberattaques, les propriétaires de chats et de chiens exposés à des tentatives d'arnaque (ICI)
La Société centrale canine tient en France le Livre des origines français (LOF), le registre généalogique officiel des chiens de race. Le 15 septembre 2026, Cyberattaque.org a relevé une première publication, par le pseudonyme ChimeraZ, de données présentées comme issues de centrale-canine.fr : 464 237 lignes pour 122 147 personnes revendiquées, avec des fichiers d’exposants, de participants et de résultats d’expositions canines. Dans son article du 17 octobre, ce même média, qui reste ici la seule source, rappelle que la Centrale Canine affirmait alors que ses systèmes n’avaient pas été piratés et que les informations avaient été récupérées par scraping d’un point d’accès public, alors que son article de septembre ne retenait aucune origine. Le 17 octobre 2026, le même pseudonyme a annoncé la mise en vente de 1 484 442 lignes présentées comme provenant du même site.
Ce nombre désigne des lignes et non des personnes : d’après l’échantillon de 1 000 lignes que Cyberattaque.org a analysé, il s’agit pour l’essentiel de fiches de chiens, auxquelles sont associées des informations sur leurs éleveurs. Les 1 000 lignes comportent une adresse e-mail d’éleveur mais seulement 607 adresses distinctes, car un même éleveur apparaît avec plusieurs chiens, et 981 fiches indiquent un numéro de puce électronique ou un ancien tatouage. Les dates de naissance des chiens vont de 1980 à septembre 2021. Le pirate annonce 39 893 adresses e-mail, et ICI rapporte que la Centrale Canine mentionne environ 40 000 adresses d’éleveurs exposées. Le nombre de propriétaires de chiens concernés n’est établi par aucune source.
Les champs de l’échantillon ne comportent ni mot de passe ni donnée bancaire, mais l’association d’une adresse e-mail d’éleveur, de son nom ou de son affixe et d’un numéro de puce réel permet de rédiger un faux message de la Centrale Canine, annonçant par exemple un problème de dossier LOF ou renvoyant vers une fausse page de connexion. Sur l’origine, Cyberattaque.org rappelle que la Centrale Canine exploite LOF Select, un outil public de consultation des informations sur les chiens de race, et juge la structure de l’échantillon compatible avec ce service. Aucun élément ne démontre à ce stade une intrusion dans les serveurs de l’organisation.
Selon ICI (article du 23 octobre 2026), la Centrale Canine a publié le 20 octobre un communiqué signalant un « incident de sécurité informatique », au cours duquel des pirates ont pu consulter des informations sur des chiens inscrits au LOF et une quantité d’adresses d’éleveurs d’environ 40 000. Le texte du communiqué n’ayant pu être consulté (le site de l’organisme était inaccessible), le statut « confirmée » repose sur ce seul compte rendu, et le périmètre exact reconnu par l’organisation, la date de l’accès et une éventuelle information de la CNIL restent à établir. Le même pseudonyme revendique des fuites visant I-CAD, dont l’incident d’octobre est décrit dans la fiche dédiée, et le LOOF (livre des origines félines), sans qu’aucune source établisse un lien technique avec l’incident de la Centrale Canine.
Les éleveurs et propriétaires inscrits au LOF devraient traiter avec méfiance tout courriel ou SMS invoquant leur dossier LOF, une inscription ou le numéro de puce d’un chien. La vérification se fait en se connectant soi-même au site officiel, et les messages douteux peuvent être signalés à Signal Spam, les SMS frauduleux au 33700, avec une assistance possible sur cybermalveillance.gouv.fr.